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Introduction

Le ministre et le gouvernement du Canada ont demandé au Comité consultatif de fournir une analyse, des recommandations et des conseils qui assureraient la capacité à long terme de Postes Canada d’acquérir et de conserver une autonomie financière et d’assurer un service postal universel compte tenu de l’évolution du monde de la poste, qui est de plus en plus concurrentiel et exigeant en raison des changements technologiques et de la mondialisation.

Au cours de l’examen stratégique, le Comité consultatif a manifesté des préoccupations selon lesquelles :

  1. Les Canadiens sont généralement d’avis que Postes Canada est rentable et financièrement stable, alors qu’il est évident pour le Comité consultatif que la viabilité financière de Postes Canada est, dans l’hypothèse la plus optimiste, incertaine;

  2.  
  3. Les établissements et les installations de Postes Canada ont un urgent besoin d’amélioration et de modernisation par suite des dépenses en immobilisations inadéquates;

  4.  
  5. Il existe des malentendus et de la mauvaise compréhension au sein de Postes Canada et du gouvernement au sujet des responsabilités essentielles de Postes Canada et des attentes concrètes du gouvernement en matière de services postaux, particulièrement concernant des aspects clés comme l’obligation d’assurer un service universel et les services de courrier dans les régions rurales;

  6.  
  7. Les rôles, les responsabilités et les pouvoirs du gouvernement, à titre d’actionnaire, du conseil d’administration de la Société et de la direction de Postes Canada doivent être précisés et mieux compris par toutes les parties;

  8.  
  9. Ces réalités traduisent un besoin immédiat pour ce qui est des politiques postales concrètes, et la situation est d’autant plus urgente en raison du récent ralentissement économique et financier.
Réunies, ces réalités – l’incertitude financière, le manque d’infrastructures modernes, les attentes en matière de politique et les rôles et responsabilités vagues – limitent et compromettent la capacité de Postes Canada de continuer à offrir un service postal universel aux Canadiens, qui sont en droit de s’attendre à un service abordable et de qualité. Le Comité consultatif croit que la déclaration selon laquelle Postes Canada est rentable n’est pas fausse, mais qu’elle pourrait être mal interprétée. En réalité, le Groupe Postes Canada est, au mieux, modérément rentable, tandis que le secteur Postes Canada – le bureau de poste – atteint à peine le seuil de rentabilité.

Dans son rapport, le Comité consultatif cherchera à aborder chacune de ces réalités dans le respect des quatre principes établis par le ministre responsable de Postes Canada dans notre Cadre de référence :

  • Postes Canada ne sera pas privatisée et demeurera une société d’État;
  • Postes Canada doit maintenir un service postal universel, efficace et économiquement viable;
  • Postes Canada continuera d’agir comme instrument d’intérêt public en assurant la prestation de services postaux aux Canadiens;
  • Postes Canada continuera de fonctionner dans un environnement commercial et devrait atteindre un taux de rendement des capitaux propres raisonnable.

Au cœur de la lourde tâche présentée au Comité consultatif dans le cadre de cet examen stratégique, un fait demeure : Postes Canada est, à tous égards, une institution unique.

Il n’existe aucune institution canadienne comparable que le Comité consultatif puisse utiliser à des fins de comparaison. Et, comme en témoignera la section suivante, il y a des limites à ce que l’on peut apprendre des autres pays.

Postes Canada a été créée en 1981 à titre de société d’État, et cette catégorisation est particulièrement juste. Le gouvernement du Canada a délibérément et consciemment fait passer le service postal d’une formule ministérielle à une formule corporative. À vrai dire, l’histoire de Postes Canada représente en quelque sorte l’évolution du bureau de poste canadien d’une organisation ministérielle et bureaucratique à une organisation de plus en plus corporative et commerciale. Cette évolution touche l’organisation, l’entreprise, la culture et la gouvernance. Des gouvernements successifs ont activement et ouvertement favorisé ce changement, une tendance suivie par la plupart des organisations postales du monde industrialisé. Ce changement était fort sensé compte tenu de la complexité des activités postales; de l’ampleur du service fourni par la Société canadienne des postes (SCP), qui traite des milliards d’articles par année; de la taille de ses effectifs (parmi les plus importants au Canada); de sa nature (une société d’infrastructure à forte intensité de capital); de la nature de ses activités sur les marchés du transport et des communications et du fait qu’elle évolue et exerce ses activités dans un contexte de plus en plus commercial et concurrentiel. Voilà qui a peu à voir avec le contexte d’une organisation ministérielle ou gouvernementale typique. La structure organisationnelle actuelle de la Société canadienne des postes est représentée à la figure 1.

Figure 1 : Société canadienne des postes

Figure 1: Société canadienne des postes
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Parallèlement, Postes Canada est une société d’État qui appartient entièrement au gouvernement du Canada. Par conséquent, bien que Postes Canada soit une société, son actionnaire n’est pas un actionnaire ordinaire. Son actionnaire est le gouvernement du Canada lequel a des obligations d’intérêt public précises quant à la prestation d’un service postal aux Canadiens. Le gouvernement du Canada est délibérément et consciemment demeuré propriétaire de l’organisation postale, même lorsqu’elle est passée d’une formule gouvernementale à une formule corporative. Il a suivi la tendance observée au sein de la plupart des organisations postales des pays industrialisés, où les services postaux sont demeurés une propriété de l’État – à quelques exceptions près (p. ex. privatisation partielle aux Pays-Bas et en Allemagne) – et ce, même à une époque où les transports, les communications, les services publics et d’autres entreprises d’État étaient privatisés. Or, en dépit de la corporatisation et de la commercialisation des services postaux, et en dépit de l’avènement d’options de communications électroniques, les activités postales revêtent un caractère d’intérêt public pour une grande partie de la population, qui continue d’y attacher une très grande importance. La situation est la même dans les pays du Nouveau Monde (le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et les États-Unis), où la poste a joué un rôle historique dans la construction du pays, ainsi que dans les nations ancestrales du Canada (l’Angleterre et la France), où la poste continue de revêtir un caractère très public. Dans ce contexte, on comprend bien pourquoi des gouvernements successifs d’ici et d’ailleurs ont décidé de demeurer propriétaires de l’organisation postale.

Tout au long de son évolution, Postes Canada a connu des périodes mouvementées, et même difficiles, en raison de la tension inhérente entre les objectifs commerciaux et d’intérêt public et les activités, l’organisation et les valeurs sous-jacentes. Toutefois, dans l’ensemble, cette évolution s’est avérée relativement productive et cohérente. En termes simples, l’actionnaire de Postes Canada a encouragé la Société à établir une capacité financière et une orientation commerciale plus importantes et lui a accordé une plus grande autonomie pour le faire. De plus, le gouvernement a exigé que la Société accroisse son rendement financier et économique (p. ex. en fixant des objectifs et en exigeant le paiement d’impôts et de dividendes), et lui a donné une plus grande autonomie et de meilleurs outils pour y parvenir (p. ex. en augmentant sa capacité de performer dans le cadre d’activités commerciales, telles que les services de messagerie).

Toutefois, cette autonomie d’entreprise accrue a été soutenue à chaque étape par des formes suivies, mais différentes, de déclarations ou d’attentes de l’actionnaire (gouvernement) relativement à des objectifs de service ou d’intérêt public. Le présent rapport décrira comment cette approche en deux étapes, à savoir l’accroissement de l’autonomie d’entreprise jumelé au renforcement des attentes en matière d’intérêt public, a mené à la création du Cadre stratégique et financier pluriannuel de 1998 de Postes Canada. Ce Cadre a joint les attentes financières et sociales à une capacité collective et commerciale accrue afin d’aider Postes Canada à répondre à ces attentes. La pertinence du Cadre de 1998, 10 ans plus tard, est un enjeu important sur lequel le Comité consultatif devra se pencher.

Le Comité consultatif vise à contribuer de façon positive et constructive à l’évolution constante de Postes Canada. Le Comité consultatif formulera des recommandations et prodiguera des conseils afin d’assurer que Postes Canada a la capacité collective et commerciale dont elle a besoin pour conserver son autonomie financière tout en présentant à l’actionnaire (le gouvernement) de nouvelles méthodes et procédures pour définir et communiquer ses attentes en matière d’intérêt public à l’égard de Postes Canada.  

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Faits saillants de l’évolution de Postes Canada

Le bref aperçu de l’évolution de la SCP présenté ci-dessous fait la lumière sur le processus en « deux étapes » qu’ont suivi les gouvernements, qui consistait à favoriser et à accroître l’autonomie et la corporatisation de la SCP tout en prenant des décisions de plus en plus précises et concrètes relativement aux exigences et aux obligations sociales de la SCP. Le Comité consultatif fera des recommandations qui prolongeront ce processus de façon positive.

1981 : Le projet de loi C-42 crée Postes Canada

En 1981, le ministère des Postes est devenu la Société canadienne des postes. Les activités postales, qui étaient alors exercées quotidiennement par le gouvernement, ont été cédées à une organisation établie en société d’État sans lien de dépendance avec le gouvernement. Cette initiative a reçu un large appui au Canada. Il s’agissait d’une façon d’accroître l’efficacité et l’efficience des activités postales et d’en réduire les coûts pour le gouvernement étant donné l’important déficit enregistré par le ministère des Postes pendant les années 1970.

Le projet de loi C 42 chargeait Postes Canada de fournir un service universel de base, à savoir l’obligation d’assurer un service universel, bien que cela n’ait pas été défini clairement. Le projet de loi C 42 chargeait également Postes Canada de veiller « à l’autofinancement de son exploitation dans des conditions de normes de service adaptées aux besoins de la population du Canada et comparables pour des collectivités de même importance ».

Au milieu de ce casse-tête économique et social, l’autonomie d’entreprise (un conseil indépendant formé de 11 personnes, y compris le président et le PDG, qui concevrait des stratégies et des plans organisationnels) a été entravée par le maintien de hauts niveaux de contrôle gouvernemental direct (la nomination du conseil et du PDG par le gouverneur en conseil, un ministre investi du pouvoir de donner des instructions en matière d’emprunts, de dette, de propriété et de tarifs, les règlements et les plans d’entreprise). Malgré une hausse importante des tarifs postaux en 1981 (de 17 cents à 30 cents), le déficit des services postaux s’élevait à 1,3 milliard de dollars de 1982 à 1985, ce qui laissait entendre que cet équilibre n’était pas fructueux.

De 1986 à 1992 : La corporatisation de Postes Canada

Le rejet par le gouvernement fédéral du plan d’entreprise de 1984 de la SCP a marqué la fin du processus précédent. Le gouvernement jugeait ce plan irréaliste et contraire aux objectifs de viabilité financière et collective de Postes Canada. Il a donc mis sur pied un comité – semblable au présent Comité consultatif et composé principalement de gens du secteur privé – afin d’examiner le mandat de la SCP. Le rapport Marchment proposait une stratégie audacieuse et énergique de commercialisation de Postes Canada, qui comprenait des mesures de réduction des coûts et de rationalisation qui réduiraient ou limiteraient les services postaux, ainsi que des mesures d’établissement d’un équilibre budgétaire et de renforcement du conseil d’administration.

Le gouvernement a accepté les recommandations et a assuré leur mise en application grâce à la nomination d’un nouveau chef d’entreprise (PDG) et d’un conseil axé exclusivement sur les affaires. Le plan d’entreprise de 1986 a permis de préciser les intentions stratégiques. Ce document, que le gouvernement a lui-même préparé, était aussi important que le projet de loi C-42. Postes Canada a reçu la directive d’équilibrer son budget avant l’exercice 1987-1988, d’enregistrer un surplus avant 1989 et de générer des dividendes de 300 millions de dollars ainsi qu’un taux de rendement des capitaux propres de 14 % à 15 % avant 1994. Cette directive a été prolongée lorsque Postes Canada a été inscrite à l’annexe III (partie II) de la Loi sur la gestion des finances publiques (LGFP) à titre de société d’État fonctionnant dans un marché concurrentiel.

Postes Canada a commencé à enregistrer des profits au cours de l’exercice 1988-1989, et des normes de livraison ont été établies (deux jours pour les livraisons locales, trois jours pour les livraisons régionales et quatre jours pour les livraisons nationales). Après que le gouvernement ait clairement établi ses objectifs stratégiques, Postes Canada s’est vu accorder l’autonomie d’entreprise nécessaire pour atteindre les objectifs financiers du gouvernement. Cette autonomie a été utilisée, entre autres, pour augmenter l’usage des boîtes postales communautaires (limitant la livraison à domicile); donner en sous-traitance le tri et la livraison de colis; fermer ou transformer 30 % du réseau rural; franchiser des bureaux de poste urbains; accroître la mécanisation postale; supprimer 10 000 postes à temps plein; adopter une stratégie de tarification en fonction du marché pour ses produits concurrents; limiter l’appui financier apporté aux services postaux publics, comme la poste-publications et acheter Purolator afin d’entrer sur le marché des messageries.

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De 1993 à 1999 : La remise en vigueur des limites sociales et politiques

Au cours de la période précédente, le gouvernement a communiqué ses objectifs à Postes Canada et lui a accordé l’autonomie d’entreprise nécessaire pour atteindre ces objectifs (principalement) financiers. De ce fait, la Société n’était plus tenue de se préoccuper de l’aspect social du casse-tête postal.

Un nouveau gouvernement en 1993 a agi de façon à rééquilibrer les objectifs économiques et sociaux de la SCP, sans toutefois diminuer les réalisations des six années précédentes en matière de corporatisation. Par exemple, le nouveau gouvernement a presque aussitôt instauré un moratoire de 30 jours sur la fermeture des bureaux de poste ruraux. Ce moratoire a été prolongé indéfiniment en 1994. De plus, le nouveau gouvernement a rejeté une hausse des tarifs. (Une hausse a été approuvée ultérieurement, mais un gel des tarifs a ensuite été imposé jusqu’en 2000.) Le gouvernement a poursuivi sa corporatisation de l’environnement de la SCP en en faisant une société d’État prescrite en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu. De ce fait, Postes Canada était tenue de payer un impôt sur le revenu, comme toute entreprise du secteur privé. Cette tendance à équilibrer la commercialisation avec des contrôles sociaux s’est poursuivie après la conclusion d’un autre examen du mandat (le rapport Radwanski) en 1995-1996. D’une part, le gouvernement a prolongé le moratoire sur la fermeture des bureaux de poste ruraux et a rehaussé les normes de service; d’autre part, il a clairement déclaré que la SCP pouvait demeurer active dans des secteurs concurrentiels et commerciaux (hors du contexte restreint de la poste-lettres) et pouvait demeurer propriétaire de Purolator. Qui plus est, le gouvernement n’a pas demandé à la SCP de renoncer à ses réalisations des années précédentes en matière de corporatisation, dont le franchisage, la rationalisation et la fermeture de bureaux de poste.

Ce processus a pris fin en 1998, lorsque le gouvernement a créé le Cadre stratégique et financier pluriannuel (voir l’appendice B, page 131). Le Cadre, grâce à une série d’objectifs pondérés, présentait les attentes du gouvernement relativement au rendement financier et à certains éléments de service et établissait une formule de plafonnement du tarif de la poste-lettres. Parallèlement, le Cadre confirmait également la capacité de la SCP de soutenir la concurrence au sein d’un environnement concurrentiel plus vaste. Essentiellement, on partait du principe qu’une fois que le Cadre serait en place, la SCP aurait l’autonomie nécessaire pour réaliser son programme commercial à l’intérieur des paramètres du Cadre. Par ailleurs, le fait que le Cadre ait été annoncé discrètement, sans tambour ni trompette, a offert à la SCP un certain degré de protection et lui a permis d’accroître son autonomie. Le Comité consultatif analysera et commentera le Cadre à la partie II du présent rapport et formulera des recommandations à la partie III sur un cadre approprié pour l’avenir de Postes Canada.

Développements récents

Le modèle à deux étapes, à savoir l’accroissement d’une autonomie d’entreprise associée aux objectifs du gouvernement, se poursuit encore aujourd’hui.

D’une part, en 2007 le gouvernement a présenté le projet de loi C-14 afin de réglementer le courrier international de départ, ce qui aurait intensifié l’environnement concurrentiel de Postes Canada. Le projet de loi est mort au Feuilleton lors de la dissolution du Parlement en septembre 2008.

D’autre part, en 2006, le gouvernement a exercé son pouvoir d’intervention afin d’énoncer et de préciser pour la SCP ses objectifs stratégiques dans deux secteurs. Premièrement, en tenant compte des préoccupations concernant les questions de sécurité associées à la livraison du courrier en milieu rural, le gouvernement a demandé à Postes Canada de continuer à livrer le courrier dans les boîtes aux lettres placées le long des routes en milieu rural et de préparer un plan opérationnel pour régler cette question. Deuxièmement, le gouvernement a donné instruction à Postes Canada de continuer à fournir une aide financière au Programme d’aide aux publications, jusqu’au 31 mars 2009.

Le processus d’examen stratégique offre la possibilité de créer la prochaine étape de l’évolution de Postes Canada, à mesure qu’elle fait face aux nouvelles conditions du marché, à la mondialisation et aux changements technologiques. Le but de l’examen stratégique est de renforcer la capacité de Postes Canada par le biais de politiques et d’outils appropriés, afin de lui permettre d’affronter ces nouvelles conditions, tout en concevant de nouvelles façons pour l’actionnaire (le gouvernement) d’exposer et de communiquer à Postes Canada ses attentes et ses objectifs financiers et sociaux concernant le service postal.

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Structure du présent rapport

Le présent rapport sera présenté en trois parties. La partie I est composée de ce que le Comité a appris dans le cadre de consultations avec les Canadiens ainsi que dans les mémoires présentés par ceux-ci. La partie II présente l’analyse du Comité portant sur les principaux thèmes et enjeux qui caractérisent le monde de la poste et la place qu’y occupe Postes Canada. La partie III présentera les recommandations du Comité consultatif au ministre, en fonction de ce qui a été appris.

Dans la partie I, le rapport :

  • analysera dans les grandes lignes ce qui se passe dans le marché des services postaux;
  • présentera et expliquera l’opinion des Canadiens (usagers des services postaux, petits et grands clients, concurrents, groupes sociaux, syndicats, etc.);
  • présentera et analysera les tendances majeures parmi un certain nombre de services postaux à l’étranger;
  • présentera ce que nous avons appris de Postes Canada, autant sur le plan de son analyse des conditions auxquelles elle fait face que ce qu’elle croit nécessaire afin d’atteindre l’autonomie financière qu’il lui faut si elle doit remplir l’obligation d’assurer un service universel et satisfaire les besoins en matière de services postaux des Canadiens.  
Dans la partie II, le rapport présentera et analysera notre compréhension des cinq principaux thèmes et enjeux qui caractérisent le monde de la poste et la place qu’y occupe Postes Canada :
  • la nécessité d’établir une compréhension claire et transparente de l’obligation d’assurer un service universel, qui est au cœur même de l’existence de Postes Canada;
  • le besoin urgent pour Postes Canada de moderniser son réseau et de le maintenir à jour de façon continue;
  • les outils dont Postes Canada a besoin pour devenir financièrement autonome;
  • la nécessité de créer une compréhension claire et transparente des rôles et responsabilités de Postes Canada dans les régions rurales du Canada;
  • le besoin de clarifier, d’assurer la transparence et de mettre en pratique les rôles, les responsabilités et le pouvoir du gouvernement du Canada, du conseil d’administration de Postes Canada et de la direction de la Société.
L’analyse présentée dans la partie II établira les bases de la présentation et de l’explication de la partie III des recommandations du Comité consultatif, y compris un cadre financier et de service révisé pour Postes Canada. Ce cadre et ces recommandations visent à concevoir une nouvelle façon pour le gouvernement de clarifier, d’exposer et de communiquer ses objectifs à la SCP, tout en établissant un niveau approprié d’autonomie et de capacité pour Postes Canada afin qu’elle puisse avoir les outils pour bien s’adapter aux nouvelles conditions du marché qui évoluent rapidement.

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